The pussy hat project : et le machisme en France dans tout ça ?

Non, je ne vais pas parler d’un film interdit aux moins de 18 ans ! Avouez que cela vous plairait non ? Non je vais vous parler des femmes et de la petite place qu’on leur laisse en France, et des USA. The Pussy Hat Project est une initiative américaine dont on entend encore peu parler en France, enfin surtout pas aux JT, il faut regarder des magazines de divertissement type Le Quotidien pour avoir des informations différentes et intéressantes ou alors lire des articles en ligne depuis 5 jours. Des informations autres que les préparatifs de la cérémonie d’investiture de Donald Trump. Des informations sur les anti-Trump et surtout les femmes qui vont, au lendemain de l’investiture du nouveau président des USA, le 21 janvier donc, faire une manifestation en réponse à la fameuse phrase de Trump : « Grab them by the pussy« !

Ce projet date déjà de novembre 2016 – OMG et on en entend parler en France que maintenant !! (ou alors j’hibernais ce qui est aussi fort possible) – et les organisatrices expliquent dans un article en ligne le but du projet : « The Pussyhat project is « about women refusing to be erased from political discussion » » Il s’agit donc de manifester contre l’absence, l’effacement des femmes dans les débats politiques. (lire l’article ici pour en connaître un peu plus sur les débuts du projet)

Oh, mais, n’avons-nous pas bientôt des élections en France ? Et où sont les femmes (avec leurs gestes pleins de chaaarmes) ?
Comme toujours il y a peu de femmes qui se présentent aux élections présidentielles, et peu de femmes sont présentes dans la politique française. Les grands postes sont réservés aux hommes et pour avoir la parité et de la diversité culturelle dans nos gouvernements successifs (qu’importe que ce soit la gauche ou la droite), on poste une femme à la culture, une au sport ou à la santé… l’écologie aussi parce que l’écologie ça ne compte pas vraiment. Bref, les petits ministères toujours aux femmes, à quand une femme en première ministre ?

Sur le site du Pussyhat Project, nous pouvons lire les principales missions de ce collectif et les combats :

Power of Pussy

We love the clever wordplay of « pussyhat » and « pussycat », but yes, « pussy » is also a derogatory term for female genitalia. We chose this loaded word for our project because we want to reclaim the term as a means of empowerment. In this day and age, if we have pussies we are assigned the gender of « woman ». Women, whether transgender or cisgender, are mistreated in this society. In order to get fair treatment, the answer is not to take away our pussies, the answer is not to deny our femaleness and femininity, the answer is to demand fair treatment. A woman’s body is her own. We are honoring this truth and standing up for our rights.

Pour traduire cela en résumant, le projet a pour but de dénoncer le mauvais traitement des femmes dans la société en général. Il est important pour les femmes de se battre contre ce mauvais traitement, d’accepter le fait d’avoir une pussy, et de la revendiquer, de chercher à enfin atteindre l’égalité homme-femme.

En France aussi, nous devrions nous battre pour l’égalité entre hommes et femmes. Nous devrions vouloir qu’il y ait plus de femmes politiques et notamment à des postes importants. Nous devrions vouloir qu’il y ait plus de débat autour DES droitS DES femmeS (et non pas du droit de la femme car il n’y a pas qu’un droit ni qu’une femme unique) notamment lors de la présidentielle qui arrive.

Je ne dis pas que nous devrions faire une marche comme à Washington DC ce samedi, mais je l’écris ici : il faut que chacun à son niveau fasse bouger les choses. On commence par se révolter contre les écarts de salaires à même postes et qualifications, on va s’en plaindre auprès de sa/son RH ou autre, on porte ce qu’on veut et on répond aux relous dans la rue en disant qu’on a autant le droit qu’eux de s’habiller comme on veut (enfin en évitant la violence et l’agression quand même), on fait un partage EQUITABLE des tâches ménagères à la maison, on force si il le faut Monsieur à changer les couches et s’occuper du bébé – oui oui c’est très sexy un homme qui s’occupe d’un bébé – et on apprend à ces enfants ou aux enfants des autres l’égalité entre les sexes. Parce que oui, inconsciemment, on a tendance à transmettre des clichés sexistes (et les magasins ne nous aident pas) à nos enfants (le NOS correspondant aux enfants en général dans notre société). Rappelez-vous la triste histoire du petit garçon et de sa poupée.

J’ai un petit garçon et j’ai peur de lui transmettre des clichés sexistes malgré moi. Pour palier à tout ça je lui achète des pyjamas autant au rayon fille que garçon (en même temps c’est quoi cette différenciation garçon-fille avec un pyjama blanc et un chat dessiné dessus ??) et je compte me remettre à boire de la bière affalée sur le canap’ en rentrant du travail dès que l’allaitement est terminé !

En attendant, je vais soutenir depuis la France les marcheurs/euses de samedi en portant mon Pussyhat et en partageant la photo avec le #pussyhat ! (si j’avais su je l’aurais envoyé au collectif pour que quelqu’un le porte samedi à Washington DC) Je vous propose d’en faire autant (le patron est disponible sur le site du Pussyhat Project) et d’en parler autour de vous. Ce bonnet pourrait devenir bien plus qu’un symbole féministe outre-atlantique car le combat pour la reconnaissance des femmes et l’égalité doit se faire dans le monde entier, donc on s’en fait un et on le porte fièrement !

Rendez-vous sur Hellocoton !