Mon top des séries de 2015

Ces dernières années je regarde un peu trop les séries, et avec l’arrêt en 2013 de Fringe et 30 Rock puis celui de True Blood et HIMYM en 2014, il nous fallait renouveler nos séries à regarder. Certes il y a GoT, mais bon s’il n’y a que ça on va s’ennuyer et en plus en deux mois c’est bouclé et il faut à nouveau patienter. Du coup, on essaye de trouver des séries anciennes ou nouvelles à regarder qui nous plaisent et c’est assez dur. On aime bien rire mais souvent c’est trop lourd, moi en particulier j’accroche mal, on aime bien aussi les séries policières ou de science-fiction, mais là aussi souvent, ça pêche un peu.

Je viens de me rendre compte que j’aurais pu parler de Penny Dreadfull aussi dans ce top, mais bon étant donné que la série ne date pas de 2015 on va la laisser de côté et j’en parlerais à une autre occasion.

Alors voilà, 2015 est fini, on est en 2016 et donc j’attends avec impatience le retour de 5 séries que j’ai adoré découvrir en 2015. Du coup je me suis dit qu’un petit article vous donnera peut-être envie d’en regarder quelques unes si vous ne les avez pas vues.

Unbreakable Kimmy Schmidt : signé Tina Fey

Unbreakable kimmy schmidt un yeti dans les villes

Je vais vous l’avouer, j’ai versé une petite larme à la fin de 30 Rock. J’avais découvert cette série lorsque nous habitions à Toronto, ce sont des amis canadiens qui nous en ont parlé et il faut dire qu’on a assez vite accroché. Alors quand j’ai entraperçu le nom de Tina Fey dans la liste des créateurs de la série, je n’ai pas hésité une seconde et nous nous sommes tranquillement installés sur le canap’ pour tester cette nouvelle série au pitch assez..euhm… comment dire, étonnant.

Kidnappée lorsqu’elle était adolescente, Kimmy a passé 15 ans au sein d’une secte, entourée de quatre autres filles de son âge, en pensant qu’elle était l’une des seules survivantes de l’Apocalypse. Le jour où elle est enfin libérée, c’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à elle, rempli d’infinis possibilités. Devant ses yeux innocents et éblouis, New York lui semble gigantesque et c’est là qu’elle est bien décidée à refaire sa vie, même si elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut en faire…

Source : Allociné

Brel un pitch assez étonnant qui offre de gros fous rire. Je ne vais pas entrer dans les détails mais cette série fait sourire et met de bonne humeur malgré le fond assez glauque : les enlèvements et la séquestration au sein des sectes. La série croule aussi sous les situations cocasses, les stéréotypes et les situations clichées : la femme riche qui est trompée par son mari par exemple, tout en proposant une vision drôle et décalée de ses horreurs et malheurs qui peuvent finalement arriver à tous.

The Brink = Homeland + 30Rock + Dan Simmons

Après une première série humoristique, en voici une seconde ! Et le pendant masculin de Tina Fey c’est donc … roulement de tambour… Jack Black !!! Ah bon, ça fait moins rêver ? oki c’est vrai, c’est bien moins glamour, mais niveau crampes aux zygomatiques c’est du même niveau.

the brinck un yeti dans les villes

Pour faire un résumé assez bref : Jack Black joue Alex Talbot, un agent américain travaillant à l’ambassade américaine au Pakistan, au service de traitement des eaux usagées. Suite à un nombre incalculable de quiproquo et d’erreur de sa part, il se retrouve, tel James Bond, a devoir sauver l’Amérique et le monde d’une possible troisième guerre mondiale.

Pourquoi Homeland, 30 Rock et Dan Simmons alors ? Tout simplement pour le côté agent américain en mission tel Carrie Mathison dans Homeland, mais le côté déprimé en moins (la pour le coup c’est même le côté déluré en plus). L’humour, les scènes cocasses et les quiproquos raviront aussi les fans de 30 Rock. Enfin Dan Simmons semble avoir eu plusieurs calcul rénaux étant donné le nombre d’allusion à ce problème dans ses romans, du coup je le soupçonne d’être un scénariste ou qu’un scénariste ait eu droit au même malheur.

Malheureusement, après avoir annoncé une seconde saison en juillet, HBO a changé d’avis et a décidé de ne pas la reconduire. Malgré tout, pour bien rire, cette série vaut la peine.

Wayward Pines : vous prendrez bien une pincée de Lynch ?

Là je dois dire merci à ma copine Madame Sourire, c’est grâce à elle que j’ai commencé à regarder Wayward Pines et que j’y suis restée scotchée.

Avant d’entrée un peu plus dans le vif du sujet, un petit résumé :

Ethan Burke, l’un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, est envoyé en mission dans la charmante petite ville de Wayward Pines. Il doit enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux : l’Agent Bill Evans et l’Agent Kate Hewson, son ancienne partenaire et surtout la femme qui a failli détruire son mariage. Alors qu’il s’approche de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, ses souvenirs sont intacts mais il réalise qu’il n’a plus aucun moyen d’entrer en contact avec le monde extérieur. Son téléphone, son portefeuille, son argent et sa carte d’identité ont disparu et il commence à prendre conscience que la petite ville de Wayward Pines n’est pas aussi lisse et parfaite qu’il n’y paraît…

Source : Allociné

Cette série est produite par M. Night Shyamalan a qui on doit Le Sixième Sens, Le Village ou encore Sign (j’en ai des frissons rien qu’à écrire ce titre de film, un jour je vous ferai un article sur les films et les choses qui me font peur), bref avec lui il faut s’attendre effectivement a des histoires sombres et des êtres étranges vivants ou morts, ou alors à une gentille petite souris (joke inside). Bref pas mal de films que j’ai bien aimé, et on comprend donc mieux l’ambiance qu’il y a dans cette série : une atmosphère un peu dérangeante, malsaine alors qu’au premier abord tout semble être normal dans cette petite ville.

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Alors bon certains ont descendu la série en disant que c’est du Twin Peaks raté, moi je n’irai pas jusque là. Parce que oui il y a bien entendu cette ambiance et le pitch dans son ensemble qui rappelle la série de David Lynch : des secrets cachés par les habitants, une ville reculée, un agent du FBI ; mais après, finalement la série s’en éloigne à grand renfort de révélations percutantes. Je ne vais pas spoiler, mais les fins d’épisodes sont assez insoutenables dans Wayward Pines, on attend avec impatience l’épisode suivant. Ce qui est aussi assez jouissif dans cette série c’est qu’on peut faire des suppositions sur les choses cachées (d’ailleurs si on regarde bien le générique de début, beaucoup de choses y sont sous-entendues) et avec suffisamment de réflexion deviner les secrets. D’autant plus que certains épisodes et certaines séquences prennent du sens une fois la révélation du secret de faite, ce qui nous oblige en tant que spectateur à reconstruire l’histoire et à se rappeler des épisodes précédents. En tout cas moi j’ai vraiment kiffé cette série et j’espère que la saison 2 sera aussi bien, malheureusement j’ai un peu peur d’être déçue.

Sense 8 : des vagins, des pénis et un seul cerveau

Oui oui, je l’avoue le sous-titre que j’ai choisi est un peu bizarre, cela fait un peu être vivant à une seule tête mais avec de multiples parties génitales. Soit. Mais bon, cette série c’est un peu ça.

sense8

Pour résumer brièvement : un peu partout dans le monde des êtres humains de différents milieux se retrouvent à pouvoir communiquer entre eux par une sorte de télépathie. Ainsi, ils rentrent dans l’intimité de chacun, partagent les mêmes émotions et les mêmes idéaux ; et surtout ils peuvent s’échanger leurs habilités.

C’est une série réalisée et produite par les Wachowski (aujourd’hui on ne peut plus dire les frères Wachowski étant donné que l’un deux à changer de sexe) à qui l’ont doit Matrix et Cloud Atlas (films que je recommande vivement). Si vous connaissez leur filmographie vous ne serez donc pas étonnés par la ligne conductrice du film : plusieurs personnages, des vies et des destins qui s’entremêlent, plusieurs lieux, une histoire comme morcelée. On retrouve un peu des différents films des Wachowski dans cette série, et les thèmes qui les inspirent comme la destinée, les choix – la pilule rouge ou la pilule bleu, la philosophie et la métaphysique.

Autre point assez drôle dans cette série : c’est qu’on peut y voir aussi les idéaux portés par les Wachowshi, notamment ce qui semble être un grand engagement dans la cause LGTB. Car oui, Larry est devenu Lana il y a quelques années, et je n’ai découvert cela qu’en regardant la série. C’est d’ailleurs sûrement pour ça qu’un des personnages, Noomi, est un(e) trans, et qu’un autre, est gay.

Mais alors pourquoi des vagins, des pénis et un seul cerveau ? Tout simplement parce que cette série veut concurrencer Game of Throne en terme de scènes de fesses à l’air tout penchant sexuel confondu ! Et un seul cerveau car les 8 personnages partagent une connexion cérébrale qui finalement n’en font plus qu’un.

Bon les scènes de fesses ne sont pas la raison principale pour laquelle il faut regarder cette série, c’est plus l’histoire en général, et la réalisation qui en vaut la peine. En effet, cette série, tout comme Penny Dreadfull ou Mr Robot, est extrêmement bien filmée. Les plans sont magnifiques, on voyage dans plusieurs pays, les couleurs sont éclatantes en Inde, les vues de Séoul sont impressionnantes et on ne souhaite que s’y rendre pour déambuler aussi entre les gratte-ciel, la vie londonienne et berlinoise sont aussi présente, bref il y a de tout, des paysages magnifiques, des villes gigantesques, et de la savane africaine. On voyage, on rit, on a peur, on pleur. Moi j’ai adoré.

Mr Robot : quand l’Orange Mécanique devient Numérique

J’ai fait des études de cinéma, et je pense que cette série pourrait servir de base à une bonne analyse, mais bon, je ne compte pas faire un blabla très long sur toutes les inspirations que l’on retrouve dans cette série ni sur les cadrages, le montage ou le scénario. Je souhaite juste vous donner envie de la regarder.

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Mr Robot c’est l’histoire d’un hacker indépendant, solitaire, un peu asocial qui se retrouve malgré lui embarqué dans une grosse histoire de piratage. Le but : libérer le monde du capitalisme ! Alors le pitch de cette série me parle, la réalisation me parle, le jeu des acteurs, les sujets abordés, bref tout était réuni pour me plaire et ça a fonctionné !

La réalisation est empreinte de nombreuses influences, mais celle qui me parle le plus c’est celle d‘Orange Mécanique. Le réalisateur, Sam Esmail, laisse transparaitre son goût pour le cinéma et notamment pour les films de Stanley Kubrick, d’ailleurs, il y a un certain esthétisme qui rappelle aussi le cinéma des années 70. Rien que le titre de la série qui apparait sur un plan choisi sciemment dans une police d’écriture seventies et en rouge rappelle beaucoup le film de Kubrick : Orange Mécanique. La bande son et son intégration à la série rappelle aussi beaucoup les habitudes du grand Stan. En effet, les scènes pleines de tensions habillées de musiques classiques qui sont présentes dans de nombreux films de Kubrick sont aussi grandement utilisées ici. Une des scènes qui m’a fait le plus pensé à ce parallèle c’est quand Tyrell (et non pas Tyrion, même si sur certain point on pourrait les rapprocher) Wellick, cadre haut placé dans la grosse multinationale – bref le Google ou Facebook de notre réalité – se met à coder à la recherche de réponse : il met ses écouteurs et se concentre grâce à de la musique classique. Dans Orange Mécanique, Alex est un grand aficionado de musique classique et en particulier de Beethoven et si vous vous souvenez bien, il en fait tourner lui-même sur son tourne disque dans sa chambre. Bien sûr, la musique dans Mr Robot ne se résume pas qu’à quelques morceaux de musique classique, non, il y a un répertoire assez éclectique et de nombreuses références à la musique des années 70.

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Un autre aspect qui me rappelle pas mal de films dont ceux de Kubrick, c’est cette violence, pas forcement présente dès le début mais sous-jacente, qui finalement fini par prendre de l’ampleur et se révéler au grand jour dans les derniers épisodes. Cette violence quelle soit physique ou psychologique montre bien que le monde est loin d’être rose et que l’humanité loin d’être toujours parfaite car même quand un personnage, avec toute la meilleur volonté du monde, souhaite être différent de ces « monstres », éviter la violence, il y a toujours la violence de l’indifférence qui est là, celle qui finalement fait que nous ne somme spas forcement mieux que les autres en ne nous impliquant pas. Bref, il y a beaucoup beaucoup de forme de violence dans cette série sans forcement qu’elle soit aussi sanglante que Game of Throne. De ce point de vue là ça me rappelle beaucoup les films de Haneke, le fil rouge de son oeuvre reste la représentation de la violence et ce sous toutes ses formes, si je vous dit Funny Games cela devrait allumer une petite lumière dans votre esprit. Bref, tout ça pour dire que j’apprécie beaucoup cette série qui soulève des questions intéressantes sur nos vies, nos habitudes, nos attitudes face aux épreuves et à la violence aussi, notre participation à tout cela, et même si c’est un peu romancé, exagéré vu que c’est une série, ça ouvre quand même une petite porte dans notre cerveau pour nous faire un tant soit peu réfléchir.

Reste à découvrir dans la saison 2 ce qui se cache derrière la porte….

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1 Commentaire

  1. Ça c’est un article qui tombe à pic alors que je suis à la maison et que je cherche des idées de series à regarder.
    Je passerai sur le fait que j’adore penny dreadful et que je suis ultra fan de cloud atlas.
    Je vais donc me pencher sur sense 8. J’aime bien l’idée de wineyard park mais j’ai peur que cela me fasse peur justement ! J’ai jamais pu finir 666 park avenue pour cette raison.
    Unbreakable kimmy me tente bien du coup !!! Et c’est sur netflix donc tout benef !!!

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